Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert…

Le fil rouge… Une énigme pour certains, une ligne directrice à suivre pour d’autres… Il revêt plusieurs costumes dans les romans. C’est ce qui plaît aux lecteurs ! Vous l’avez bien compris… Je vais vous parler de l’intrigue de mon roman!

Les personnages étant définis, voire vivants, le décor étant placé dans mon village atypique, il ne me reste plus qu’à peaufiner mon intrigue ! C’est alors que je suis doucement le fil rouge de ma réflexion, jusqu’à que cette dernière soit complètement ficelée ! 😉

Pour une grande majorité des gens (tout comme moi d’ailleurs, au début de ma démarche romanesque ;)), le mot « intrigue » a un petit côté pervers !
Il est souvent utilisé par bon nombre de personnes, sans vraiment connaître sa réelle signification. Il est sur toutes les lèvres ! Il est devenu un mot à la mode car il incite à se plonger corps et âme dans les secrets, les côtés sombres des personnages… Les lecteurs en raffolent ! Frissons assurés !

Intrigue vient du latin intricare, qui signifie embrouiller, empêtrer. Que ces deux verbes sont magnifiques ! N’est-ce pas ? 🙂 Vous ressentez les picotements qui remontent le long de votre colonne vertébrale. Vous ne demandez qu’une seule chose lorsque vous lisez un roman… Être déconcerté !

Vous promener dans les méandres des péripéties, vous perdre parmi des fausses pistes, vous faire chahuter avec le personnage principal durant sa quête… Tout ceci m’enchante ! 🙂

Je lance alors mon opération secrète « Églantine ici Mirabelle » (J’adore mes références cinématographiques 😉 C’est quand même un film culte, non ? ;)) !
Je définis un angle d’attaque, cherche les événements qui susciteront des émotions aux lecteurs. Je veux que l’intrigue vous happe, vous serre dans ses bras pour que vous ne fassiez plus qu’un. Je mets en place un plan pour que plusieurs questions surgissent dans votre tête, tambourinent contre les parois de votre cerveau. Vous voulez des réponses ! Très bien !

Pour les obtenir, il vous suffit… de vous enfiler les pages, de dévorer les lignes, d’engloutir les syllabes, à une vitesse phénoménale, de sorte que les révélations qui viennent de vous être faites vous laissent sans voix! Une bonne claque de la quatrième de couverture à la fermeture de mon roman !
Pour cela, je remonte le fil rouge. Rassemble les fils épars, afin de bien les ficeler entre eux et arriver à construire une toile d’araignée assez solide, qui vous soutient au fil de votre lecture.

La recette est assez simple. Quête de mon héros principal, énigmes, rivalité, métamorphose et transformation de certains personnages, découverte captivante sont devenus les maîtres mots de mon écriture. Nœud de l’action, incident initial, enchaînement et autres événements organisés de façon logique, avec une certaine causalité, vous entraînent le long de mon fil rouge.

Haaa… Mon fil rouge ! Une longue histoire d’amour, qui m’a permise de tenir tout le long de la rédaction de mon roman, et surtout d’adopter une ligne de conduite rationnelle, jusqu’à l’accouchement explosif de mon intrigue ! Heureusement, le fil rouge est bien sur le bouton rouge et le fil vert est bien sur le bouton vert ! Quoique…. 🙂

Publié par Audrey Lucido, le 02 juin 2017.

Une réflexion au sujet de « Le fil rouge sur le bouton rouge, le fil vert sur le bouton vert… »

  1. Audrey,

    j’ai bien aimé ta minute culturelle latine qui m’a fait sourire. Par contre, désolée, le « film-culte » je ne le connais pas… Mea culpa!
    « La recette est simple »… j’adore l’idée, même si elle dissimule habilement les heures de réflexion, remaniements, relectures, etc….
    Le fil rouge…. et le vert… oui, oui, là j’ai le film concerné!!

    Maintenant on aimerait le suivre ton fameux fil, concrètement dans nos mains… J’adore les livres!!!! 😉

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